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Séries Mania S7 jour #3

Retour sur le troisième jour du festival Séries Mania toujours plus de séries et des rencontres australiennes !

Marche à l’ombre

Série canadienne où les femmes sont au premier plan osant remettre en cause un système injuste du moins pour les hommes en semi-liberté dont elles ont la responsabilité. Cependant, la série se disperse inutilement allant dans des lenteurs. Pour les fans de 15A, cette série est l’occasion de revoir Laurence Leboueuf à l’écran et toujours au top. À voir avec des sous-titres car parfois, impression que les personnages parlent une langue obscure proche du français 🙂

série 10×52min
Pays : Canada ??

Lola Upside Down

Impression de froid constant, c’est l’effet Finlande. Mais, on se les gèle pour pas grand chose car il se passe rien de spécial à part déclamer quelques poèmes.

série 12×58min
Pays : Finlande ??

London Spy

Une sorte de James Bond version gay. La série part d’une rencontre amoureuse et devient à la fin du pilote une série d’espionnage. Effet claustrophobe et lenteur de l’action.

série 5×60min
Pays : UK ??

The Kettering Incident

Il y a un mystère, c’est certain ! Mais, c’est confus car l’héroïne ne cesse d’avoir des flashbacks et de se réveiller inconsciente dans des endroits étranges. Même si on a envie de savoir ce qu’il est arrivé à la petite Gillian, on a dû mal à savoir où on va. La force de la série, le voyage en Tasmanie avec des plans magnifiques et la découverte d’une atmosphère.

série 8×52min
Pays : Australie ??

Après la projection, discussion avec la créatrice de la série Victoria Madden (originaire de Tasmanie) et Vincent Sheehan, producteur de The Kittering Incident mais aussi du film Animal Kingdom bénéficiant d’une adaptation en série pour la chaîne TNT.

Qu’est-ce qui prédomine dans The Kittering Incident : le fantastique, la disparition ou la Tasmanie en décor ?

Vincent Sheehan : « Ça représente tout ça. On voulait raconter une histoire avec un environnement spécifique et la Tasmanie y répondait. En même temps, on voulait parler d’un mystère et il y a quelque chose de très organique. En Tasmanie, il y a de nombreux phénomènes étranges, des phénomènes surnaturels et des gens qui disparaissent. Donc, il y a une grande partie le pouvoir du paysage. Cette partie de la terre assez unique avec cette forêt et cet océan et paysage marin est aussi très particulier, rien de similaire au continent. Je pense que c’est une combinaison de ces aspects que nous avons essayé de représenter. Et aussi un personnage centrale féminin captivant ».

Vicky, vous êtes originaire de Tasmanie et pourquoi raconter cette histoire en particulier ?

Victoria Madden : « En premier lieu, l’histoire que je voulais raconter quand Vincent est venu à ma rencontre. J’ai grandi en Tasmanie jusqu’à mes 18 ans et comme plein de monde, j’ai quitté l’île pour trouver un travail car il n’y a pas beaucoup de travail là-bas. J’avais l’habitude de rentrer chez moi pour Noël, les anniversaires, les mariages et les ruptures. Rentrer chez moi, c’était l’endroit où je me sentais en sécurité. Cet endroit où on revient quand on a besoin de réconfort. Il y a quelques années, je suis rentrais chez moi, je vis en Irlande du Nord, ce qui est assez similaire de la Tasmanie. Je voulais rentrer chez moi et passer du temps avec ma mère. Puis, pour la première fois de ma vie, soudainement, je me sentais plus chez moi. Je me suis effondrée car j’avais perdu mes repères qui j’étais. En tant que scénariste, je me suis dit que je devais écrire dessus. Puis, l’histoire a commencé comme ça : une fille à la recherche d’appartenance dans un lieu auquel elle appartient. C’est le sujet principal de la série […] J’ai toujours été fasciné par les gens qui ont disparu. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui viennent en Tasmanie pour se perdre ».

Victoria Madden avoue avoir adoré la série française Les Revenants, une source d’inspiration pour The Kittering Incident.

Cleverman

Passionnante plongée dans la culture aborigène. Série étonnante au premier abord avec des hommes velus mais rapidement cet univers devient captivant. Entre contes aborigènes et acceptation de l’étranger, Cleverman propose une véritable histoire universelle parlant à chacun d’entre nous.

série 6×52min
Pays : Australie ??

Pour décrypter la série, son créateur Ryan Griffen interrogé par le spécialiste des séries australienne François-Pier Pelinard-Lambert du Film Français qui a pu également nous éclairer sur la culture australienne. La série sera diffusée par ABC Australie plus précisement par la section aborigène de la chaîne publique. Aux Etats-Unis, la série sera diffusée par Sundance TV et le distributeur est allemand et il finance déjà la saison 2 de la série avant même la diffusion en Australie.

Quel est l’espace temps de la série ?

Ryan Griffen : « On voulait brouiller les lignes entre le présent et le futur. La culture aborigène veut ça avec le rêve où il n’y a pas de frontière entre le passé, le présent et le futur. On voulait émettre l’idée que cela peut être aussi bien le présent que le futur. On ne parle jamais d’un endroit ou temps particulier dans la série ».

Est-ce que la légende du soleil et de la lune est une véritable histoire aborigène que vous avez adapté dans votre série ?

Ryan Griffen : « Oui, la légende du soleil et de la lune est une histoire traditionnelle aborigène. Il faut savoir qu’il y a 600 populations aborigènes en Australie. Cette histoire a été pitchée dans la salle des scénaristes par un scénariste aborigène. Cette histoire correspondait bien aux deux frères donc on a dû se rendre dans sa contrée pour obtenir la permission des ainés ».

Pourquoi avoir imaginé des êtres velus ?

Ryan Griffen : « Tout d’abord, on ne voulait pas créer une histoire blancs et noirs. En se permettant d’utiliser les velus comme des sous-humains, on permettait au public de mettre leur opinion politique dessus. Vous pouvez voir ça comme le problème des réfugiés, la situation des aborigènes après le colonialisme ou bien un problème de classes ou un problème de sexualité. Pour nous, l’un des objectifs était d’en faire une histoire universelle ».

Est-ce que quand on ne connaît pas la culture aborigène, la série est-elle accessible ?

Ryan Griffen : « La plupart des histoires viennent des ainés qui sont très respectés et qui transmettent les histoires donc, vous n’avez pas le droit de poser des questions. Si certaines se passent dans l’histoire, c’est à prendre pour argent comptant. Si vous allez dans dans certaines contrées alors vous êtes attaqués par des velus et c’est une des problématiques de la série comme celle d’où viennent les velus ?  Dans la culture aborigène, ils étaient là avant nous et ils existent c’est comme ça. Pour moi, si on en dit pas assez sur la culture aborigène, on encourage à la découvrir. Il y a des gens qui regardent Star Wars ou Le Seigneur des Anneaux et qui peuvent parler couramment l’elfique ».

Suite au prochain épisode..

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