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Super-héros en séries : abondance et lassitude ?

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Au départ, j’adorais les super-héros surtout quand mon favori décroche sa série en 2001 : c’est Superman pour Smallville. Après, tout s’est enchaîné très vite Marvel et DC Comics ont sorti leurs films à tel point que tous les regarder devient un véritable défi même Hayley Atwell avoue aussi ne pas pouvoir suivre. La concurrence entre les deux entreprises est telle que tous les supports sont bons pour l’affrontement.

super-héros-en-séries

Ainsi, naturellement la télévision devient un terrain de jeux. Les séries mettant en scène les super-héros pullulent : Arrow, The Flash, Gotham, Daredevil, … Chaque année, un super-héros décroche une série et pratiquement, toutes les chaînes américaines (et diffuseur de contenus cf Netflix) ont leurs supers héros.

Étrangement, plus il y en a plus je me lasse personnellement. Au final, c’est bien souvent les mêmes valeurs qui sont mis en avant et à la longue ça devient répétitifs et ennuyeux. Je n’ai pas eu le courage de voir, les derniers films de super-héros (ce qui n’était pas le cas 5 ans auparavant) et voir le pilote d’une série de super-héros m’emballe bien moins qu’avant.

6 incontournables du super-héros

J’ai identifié 6 éléments récurrents et pénibles dans les séries de super-héros :

you have failed this city1. THE City : la ville ! C’est un peu la Terre avec un grand T du super-héros. Il doit la protéger et justifie toujours ses actions mauvaises ou bonnes au nom de celle-ci. Le nombre de répliques qui implique La ville est impressionnant « The City » par ci, « The City » par là et en particulier dans Daredevil et Arrow dont cette dernière à pour réplique culte « you have failed this city » (« vous avez tradi cette ville »). Parfois, il serait intéressant d’interroger l’habitant lamdba de la ville afin d’avoir son ressenti sur les réelles actions du super-héros. Est-ce vraiment concret ? N’est-il pas vu comme un perturbateur au final ?

2. Identité secrète. Tout un flan sur l’identité secrète. Or, au niveau de leur proche pas besoin de se cacher pour autant. Est-ce si grave de mener une double vie ? Puis, un peu de réalisme, une paire de lunettes ne change pas tout. Clark Kent et Superman se ressemblent et pas besoin de lunettes pour le voir. Attention ! Il y a des raisons : ne pas mettre à mal la mission, ne pas que l’on profite de leurs pouvoirs et que leurs proches ne soient pas mis en danger et donc par conséquent deviennent un moyen de pression pour affaiblir le super-héros. Cependant, les super-héros souffrent de cette situation et de devoir se cacher des leurs. D’ailleurs, quand l’un des proches apprend la vérité, c’est le même scénario de trahison comme Foggy avec Daredevil mais ils s’en remettent toujours car leur pote est un super-héros après tout. En plus, les subterfuges utilisés pour cacher cette double vie sont parfois tellement grotesques et puis, souvent les mêmes.  La révélation devient un grand moment à tel point que l’impatience en devient une torture agaçante sur le long terme.

 3. Des origines horribles. Le super-héros n’a jamais de chance au début de sa vie. Il a rarement ses deux parents en vie, il est souvent issu d’un milieu défavorisé (sauf exception comme Oliver Queen ou Bruce Wayne par exemple) et il vit des choses atroces dès sa plus tendre enfance. Après, c’est un moyen de rechercher la justice à tout prix et devenir super-héros. Sauf, que ça donne l’impression qu’ils ont tous le même passé torturé et donc, à part quelques changements rien d’extravagant. Puis, « The Origins » en anglais sont toujours essentielles dans ce genre et l’épisode centrées sur les origines est inévitable. Parfois, des dernières sont juste là pour justifier un comportement. Une solution de facilité ?

flash4. L’inévitable costume. Quand l’identité secrète devient trop évidente. Il est temps de passer au costume. Parfois, il fait vraiment office de camouflage comme Daredevil et parfois, il permet juste de distinguer l’humain du super-héros comme Superman ou Arrow. Étrangement, ce sont des costumes moulants impliquant souvent des collants. Puis, la mode depuis les années 2000, c’est ce cuir particulier luisant qui donne un effet métal indestructible : Arrow, Daredevil et Flash le portent très bien. Avant, c’était plus du vrai tissu si on revient dans les années 90 avec Lois & Clark : les nouvelles aventures de superman. Depuis, l’expérience Smallville où Tom Welling avait refusé de mettre le costume, il semblerait que celui-ci soit inclus dans le contrat d’origine et que les costumes ne sont plus un sujet tabou chez les acteurs qui incarnent ces héros. Logique, ça fait partie du mythe au final.

5. Ce méchant vindicatif qui ne lâche jamais ! Il perd tout le temps face au super-héros mais il revient quoiqu’il arrive. Ces échecs ne sont pas des leçons de vie. Il refait toujours les mêmes bourdes mais il revient obsédé par ce super-héros qu’il veut détruire. Il est souvent riche et parfois, scientifique sur les bords. Souvent pour le rendre plus appréciable, son histoire est racontée et quelques faiblesses humaines sont suggérées mais il reste le méchant quoiqu’il arrive. Son destin est écrit et inchangeable. Alors, le super-héros, lui, croit toujours qu’il peut aider et sauver l’âme de ce méchant mais il se fait avoir à chaque fois. L’idée même d’essayer est vouée à l’échec et pourtant, il essaie encore et encore. Quel bon âme, ce super-héros ! Un peu débile parfois mais super-héros quand même.

6. Un peu de lumière, s’il vous plaît ? Rare sont les séries de super-héros où le jour est plus présent que la lumière. A la rigueur, dans Daredevil ça se comprend, le super-héros est aveugle mais dans les autres, on a juste envie d’allumer la lumière. Mais, le crime frappe uniquement de nuit, tout le monde le sait ! La journée, les vols, agressions, et autres délits n’existent pas. Puis, ils ont le don de se retrouver dans les endroits les plus sombres de la ville. Le nombre d’entrepôts écumés dans toutes ses séries de Comics est assez impressionnants. Bref, la lumière du jour fait du bien après un binge-watching de séries de super-héros.

similitudes en séries

Pour appuyer cet article, voici une infographie réalisée par www.dailydot.com et traduite par mes soins qui montre les similarités entre les séries tirées de comics incluant les super-héros :

infographie-super-héros-comics
© www.dailydot.com

Tout ça, pour dire que personnellement, je n’ai rien contre les super-héros mais d’affection pour eux, je suis passée à l’overdose. Je rechigne plus à voir un pilote de série de super-héros qu’à une époque où on pouvait encore les compter sur les doigts de la main. Cette impression de voir la même chose sous un angle différent m’a lassé. Je reconnais la qualité de ces séries par exemple, le pilote de The Flash est réussi et pourtant, je ne parviens pas me dire de continuer. C’est tout simplement dû à un trop plein de ce genre de séries et comme elles ne sont pas les seules et qu’il y en a beaucoup, mon choix se fait ailleurs.

Loin de moi, l’idée de vous décourager à regarder ces séries. Une simple réflexion sur cette abondance de séries de super-héros et ces similitudes qui ont en font presque un produit marketing bien cadré.

Mon parcours de super-héros

Pour réaliser cet article, voici mon historique de visionnage :

dc comics

  • Lois & Clark : les nouvelles aventures de Superman : vu les quatre saisons
  • Smallville : vu les 10 saisons dont les 2 dernières très pénibles à voir pour 5 minutes finales magiques
  • Arrow : vu saison complète après 10 épisodes ce fut laborieux et la fin avec la mort de mon personnage favori m’a pas donnée envie de poursuivre
  • Gotham : vu le pilote et pas convaincue
  • The Flash : vu le pilote mais pas assez motivée pour regarder la suite et préférence pour d’autres séries

marvel

Comme vous pouvez le voir, je suis loin d’être une spécialiste du genre. Disons que je connais la base et c’est une simple réflexion sur les séries de super-héros qui m’ont fait rêver le temps d’un flash !

 

Lubiie

Plus de 10 ans d'expertise dans le domaine des séries, blogueuse passionnée, professionnelle de l'audiovisuel, reporter de festival, jury de festival, intervieweuse aux multiples questions en séries ou chroniqueuse radio. Tout mon monde tourne autour de l'actualité des séries.

Cet article a 3 commentaires

  1. Jici

    Cette abondance de super-héros traduit peut-être une société en perte de repères et même si je partage votre inquiétude face à celle-ci, la noirceur et le « réalisme » un peu plus poussés de certaines de ces séries (le « Daredevil » de Netflix par exemple) réservent encore qq agréables surprises.

    Concernant votre envie d’interroger un habitant de ces « City », voici un début de réponse 🙂 : http://ondemand.lafabrica.ondemand.flumotion.com/lafabrica/ondemand/video/mp4/high/cw53153f063de3a_Completo_2.mp4?token=774c842eb200a3ceaf57d3a42fa7a57155b5d45855b5d604

    1. Lubiie

      Tout à fait d’accord avec cette remarque 🙂 Après les surprises sont toujours au rendez-vous même si Daredevil m’a moyennement convaincue ^^

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