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Hanna, cette force de la nature !

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Si vous rêviez de retrouver à l’écran le duo de The Killing US Mireille Enos et Joel Kinnaman, c’est possible dans leur nouvelle série ensemble appelée Hanna. Cette série pour Amazon Prime Video est l’adaptation du film du même nom qui est sorti en 2011 avec dans le trio phare : Eric Bana, Cate Blanchett et Saoirse Ronan. Le créateur de la série est David Farr qui a également écrit le script du film, est aidé à l’écriture par un autre scénariste du film Seth Lochhead. Avant de proposer Hanna, la série, David Farr s’est exercé sur des séries à succès comme The Night Manager dont il signe 6 scripts et deux épisodes de McMafia. Maintenant, David Farr devient créateur de série et décide de reprendre un de ses anciens projets de scénariste pour opérer la transformation périlleuse d’une film en série de 8 épisodes ! Présentée à Séries Mania, j’ai pu découvrir les 2 premiers épisodes sur grand écran et me faire une idée de la série. Pour informations, cette critique est celle d’une personne qui n’a pas vu le film Hanna.

 

Hanna prévisible ? Pas si sûr…

C’est en téléspectatrice non initiée à l’univers d’Hanna que je me suis lancée. Donc, je ne peux en aucun comparer avec le film. Même si j’ai eu du mal à me concentrer sur les 15 premières minutes où on veut volontairement vous en mettre plein la vue pour vous signifier la gravité de la situation. Il y a des hélicoptère qui tirent sans relâche, une course poursuite entre la terre et les airs et un bébé pas du tout en sécurité dans cette folle aventure. Mais, ce n’est pas n’importe quel bébé, c’est Hanna !

Une fois la tragédie arrivée, on découvre une adolescente force de la nature avec son père en mode homme des cavernes. Très bizarre de voir ce cher Joel Kinnaman avec une perruque cheveux longs étranges et dans le rôle du père de famille. Mais, pourquoi pas si on ne croit pas à la perruque, on croit à son rôle de père dans la série. Bien sûr, cette harmonie avec la nature ne va pas durer et la jeune adolescente surentrainée par son père, va vouloir voir au-delà de la forêt…. C’était prévisible ! Tout comme que cela allait réveiller l’agent de la CIA, Marissa Wiegler et ennemi numéro du duo père-fille.

Malgré un cheminement de l’action qui paraît très vite prévisible, le téléspectateur parvient à être happé par l’histoire d’Hanna. Tout d’abord, l’actrice Esme Creed-Miles fait un travail remarquable pour donner vie à ce personnage hors-norme qui apprend à découvrir le monde d’une autre manière. Hanna doit devenir sociable, elle qui n’a connu que l’isolement avec son père et la forêt. En fait, même si les épisodes sont ponctués par leur lot obligatoire de bagarres où Hanna et/ou son père montrent leurs aptitudes incroyables, la série s’autorise des moments de “pseudo authenticité” comme tout le périple d’Hanna avec Sophie. La jeune femme de la forêt découvre une tout autre univers aux contacts de Sophie qui est loin de s’imaginer le danger qui plane au-dessus de la tête d’Hanna. D’ailleurs, l’épisode 2 bien meilleur que le pilote s’ouvre sur une scène déroutante colorée (alors que l’épisode 1 est très sombre) avec Sophie à tel point que c’est à se demander si on ne s’est pas trompé de série entre l’épisode 1 et 2. Même si le lien entre les deux jeunes filles est un peu artificiel, Sophie et sa famille amènent de l’humour pour détendre de l’atmosphère de cette série conspirationniste.

C’est tout de même étrange de voir Mireille Enos et Joel Kinnaman dans la même série après The Killing US. En plus, on débute dans des contrées froides qui rappellent l’univers de leur précédente collaboration. Mireille Enos dans le rôle de l’impitoyable Marissa Wiegler, peu loquace est parfaite. Quant à Joel Kinnaman, il est relativement convaincant en père dans le rôle d’Erik Heller même si ça reste un rôle de dur à cuir dans lequel on l’a déjà vu s’illustrer. Hanna n’est pas une série parfaite mais ces deux épisodes montrent un potentiel peut-être pas révolutionnaire dans le monde de la série mais le divertissement est au rendez-vous.

Ma note :
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