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POWER saison 6 : la fin du game à New-York !

Si la saison 6 de Power est officiellement la dernière de la série. Rassurez-vous l’univers de Power est toujours en vie. En effet, Power sera déclinée en quatre spin-offs : Power Book II: Ghost (suite de la série Power avec Tariq et Tasha), Power Book III: Raising Kanan (la vie Kanan Stark dans les années 90, le mentor de Ghost joué par 50 Cent), Power Book IV: Influence (La vie du politique Rashad Tate), and Power Book V: Force (la vie de Tommy en Californie). Il y a de quoi faire pour les fans inconsolables !

Sur OCS à la demande, je me suis fait la saison 6 de Power d’une traitre et ce que l’on retient c’est que les morts s’enchaînent. En fait, la série a délaissé les scènes de sexe quasi systématiques à chaque épisode au détriment de la violence à tout va. Les pistolets tirent dans tous les sens depuis qu’Angela a quitté ce monde. Cette saison 6 signe la fin d’une amitié entre Tommy et Ghost qui sont devenus frères ennemis. Le but du jeu est qui trahi l’autre le plus de fois… Il en découle beaucoup de morts dont des personnages appréciables en plus d’Angela comme Proctor et LaKeisha qui sont des dommages collatéraux pour nous préparer à l’essentiel de la saison 6 qui débutent à partir de l’épisode 10 avec cette question qui a tiré sur Ghost ? Les 5 épisodes suivants seront voués à résoudre cette énigme et achever les parcours des personnages clefs encore vivants ou pas encore morts.

 

La fin de Power

Les dix premiers épisodes ont raconté une histoire cohérente menant à deux conclusions : James Saint-Patrick n’est plus Ghost, c’est un homme dans la légalité et ce nouveau Ghost qui se lance en politique concentre la haine de ses ennemis. La liste des ennemis est devenue longue en six saisons même si beaucoup ont été éliminés depuis. Les suspects sont : Tasha, ex-femme de James Saint-Patrick, leur fils, Tariq, Tommy, évidemment meilleur ami devenu meilleur ennemi, Paz, la soeur d’Angela, Cooper Saxe, le flic véreux qui veut faire tomber Ghost, Andre Coleman, le petit dealer de pacotille qui n’arrive toujours pas à se faire un nom dans le game et enfin Rashad Tate, le politique qui veut absolument remporter la ville de New-York et qui se voit souffler sa place par James Saint-Patrick. Beaucoup d’ennemis et tous ont un motif valable qu’il soit de longue date ou plus récent.

Finir la série avec un “whodunnit” sur le héros de la série est une très bonne idée. Surtout que cela arrive de façon logique par rapport aux 10 épisodes précédents et c’est une conséquence des vengeances exacerbées au point que le problème de tous devient Ghost. Ce même personnage héros de notre histoire qui est devenu avec le temps de plus en plus détestable. On dirait même que sans Angela, il est encore plus pénible qu’il ne l’était avec elle. Son sort est triste mais c’est le game à New-York. Ghost le savait et il a perdu.

 

Parmi les suspects, tous ont un motif valable. Mais, deux avaient plus de symbolique à être le tireur. Ces deux suspects en faisant cet acte allait marquer la série et l’impact serait beaucoup plus fort que tous les autres. Ces deux individus sont Tommy et Tariq. Le meilleur ami d’enfance et le fils. Les autres avaient, certes, des motifs suffisants, mais l’impact narratif n’aurait pas été assez puissant. Courtney A. Kemp, la créatrice de Power, a opté pour la solution que personnellement je préférais et celle que j’envisageais. C’est le fils. Tariq a tué Ghost, son père. Encore mieux, il tue son père et met sa mère en prison à sa place. Tasha prend la responsabilité du meurtre de James Saint-Patrick à la place de son fils qui lui va poursuivre ses études à l’université.

Pourquoi Tariq était le meilleur choix pour le meurtrier de Ghost ? En dehors d’être insupportable, ce personnage n’a cessé d’accumuler une haine envers son père. Il a tout fait pour le rejeter alors que son père a essayé à maintes reprises de le récupérer, de le sauver et de l’aimer. Mais la brisure entre le père et le fils était trop forte et des mots ont été prononcés. Point culminant dans la colère de Tariq quand son père décide de le rendre à la justice pour le meurtre de Ray Ray. Alors, Tariq voit en son père la source de tous ses maux et choisit d’en finir en lui tirant une balle en plein coeur. C’est seulement après que Tariq réalise et se voit envahi par les émotions et peut-être une once de culpabilité. Un fils qui tue son père était la fin la plus impactante pour la série.

Power a été fidèle à elle en saison 6 avec peut-être un peu trop de meurtres à tire-larigot limite ça devenait prévisible et lassant parfois. Quand même une petite pensée pour les meurtres de Proctor et LaKeisha deux personnages qui étaient attachants et qui décèdent dans d’atroces violences. Dre a enfin  le sort qu’il mérite et son numéro de père de famille aimant on n’y croyait pas pour un sous. D’ailleurs, la gamine qui jouait le rôle de la petite fille n’avait pas non l’air très convaincue par son père fictif. On aurait pu croire que sans Angela, la série aurait eu du mal à continuer car même si elle était insupportable bien souvent, elle cristallisait un espoir de changement pour James Saint-Patrick loin de ghost. Finalement, cette saison 6 tient la route et on garde le côté un peu “soap” de la série. Enfin, Tasha finit avec un triste sort et la voir sans ses artifices pleurée toutes les larmes de son corps en prison est poignant surtout quand on voit en parallèle l’installation bien confortable de son fils à l’université. Ce gosse est tellement agaçant ! La suite de Power sera peut-être la prise de pouvoir de Tariq Saint-Patrick ? Power est une série qui a ses défauts, un peu exagérée voire délirante et extrême mais même si le démarrage a été difficile, Power a su m’embarquer dans ce New-York underground où le mot “motherfucker” est une religion !

Power disponible sur OCS à la demande

Ma note :
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