Oh Dexter ! Tu nous a tout fait ! Disparaître dans le grand Nord à la recherche d’un « nouveau sang » (Dexter : New Blood), mourir dans ce grand Nord pour ressusciter à New-York (Dexter : Resurrection) et en plus, tu nous a raconté ton passé à Miami entre ta mort et ta résurrection (Dexter : les Origines). Dexter un serial killer increvable ! Il faut croire Paramount est prêt à tout pour faire durer la légende Dexter quitte à l’inscrire au club des serial killers…
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Pour écrire cet article, j’ai vu six épisodes en avant-première sur les 10 au complet. Tout comme le prequel, Dexter : Les origines, le pilote est soigné et on est suffisamment intrigué pour embarquer de nouveau dans une aventure avec ce tueur en série que l’on affectionne depuis tant d’années. Même si je reste persuadée qu’à partir de la saison 5, Dexter a commencé à déconner et il n’a jamais été au niveau depuis. Alors, le premier épisode de Dexter : Ressurection m’a vivement intrigué. Tout commence par des visions en rêve (conséquence de anesthésie et de plaie) de figures emblématiques de la série Trinity afin de rappeler aux téléspectateurs les meilleurs moments de Dexter. Mais, le plus important c’est le retour en chair et en os d’Angel Batista ! Même si le policier de Miami a décidé de prendre sa retraite, il a une dernière affaire à boucler et elle concerne Dexter….
Du côté de la progéniture qui a tout de même tiré sur son papa, Harrison semble suivre les pas de son père, non, sans erreurs (comme le père jadis à Miami) et pas obligatoirement animé par l’envie irrépressible qui guide son géniteur. La perspective que Dexter Morgan rejoigne son fils à New-York pour l’aider dans son affaire de meurtre, laisse présager une relation entre père et fils intéressante mais aussi entre tueurs en séries. D’ailleurs, les moments d’intimité entre le père et le fils sont précieux.

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Mais malheureusement, les intrigues prometteuses autour d »Angel Batista et Harrison sont engluées dans un club de serial killer. Effectivement, je ne délire pas, Dexter va se retrouver dans un véritable club entretenu par un riche magnat passionné par les tueurs en séries. Tout d’abord, alors que Dexter se rend à New-York dans l’optique d’aider son fils qui est dans la panade, son attention est vite détournée quand il a apprend qu’un tueur en série sévit dans la ville et qui porte le nom de « Passager Noir« . Un vol d’identité, il en faut peu pour faire vriller notre Dexter Morgan, vraiment très peu… La menace éliminée en quelques épisodes, Dexter peut alors rencontrer ses paires et nous le festival de guest-stars Uma Thurman la première à apparaître, Peter Dinklage, Krysten Ritter, Eric Stonestreet et Neil Patrick Harris dans un look méconnaissable mais réussi. Cette intrigue me laisse perplexe… Le concept est ahurissant et à l’encontre d’un Dexter Morgan ou n’importe quel serial killer qui se respecte. C’est souvent des gens qui agissent seul ou parfois avec des complices restreints comme dans certaines saisons de Dexter mais Dexter dans un club ! Les scénaristes sont allés trop loin… Personnellement, j’y vois une intrigue à guest-stars (à tuer) et un moyen de combler de façon maladroite le minutes restantes entre les vraies deux intrigues valables qui sont celles de Batista et Harrisson.
Focus épisode 6 : Les américains ont été particulièrement ravis et choqués par cet épisode qui n’a pas eu le même effet sur moi. Même si le twist de fin est percutant, on nous a tellement répété le mot « tueur gémeaux » dans cet épisode qu’il y avait quelque chose de prévisible et forcément un enjeu de jumeau dans cette affaire. D’ailleurs, il le tue un peu trop facilement, vous ne trouvez pas ? En plus, pour le mettre en vitesse dans la baignoire car Blessing vient nous faire un monologue sur son passé de enfants soldat en Afrique qui semble déconnecté des réalités de la série. Qui plus est, Dexter a des funérailles d’une vieille dame qu’il a à peine connue, il se sociabilise un peu trop le Dexter. Néanmoins, le choix de la statut de chat et l’effet larmoyant sont drôles. Quant à Mia même si sa fin tragique est bien orchestrée par Prater, Krysten Ritter avait un personnage intéressant mais vite expédié. En même temps, elle faisait partie du lot de guest-stars à abattre. Vous l’aurez compris cet épisode n’a pas eu un effet de folie sur moi parce que cette intrigue de club de serial killer me convainc pas dès le départ. En revanche, les avancées de Batista sur son enquête sont captivantes.
Donc, Dexter ressuscite mais forcément pour une meilleure version de lui-même…
Dexter : Resurrection (10×52′) est à découvrir sur Canal +



